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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 09:17

Voyager, c’est  le plus souvent de partir qu’on revient, de trop rester qu’on part.

 

Le centre de formation « Théâtre sans frontières » organisait un stage de dix mois réunissant des comédiens, des formateurs, psychologues et orthophonistes

Utilisant le théâtre comme moyen de dynamisation et de restructuration de la personnalité, le pari de cette action était, dans le cadre du « crédit formation individualisé », d’apprendre à un groupe d’une quinzaine de jeunes illettrés, à lire et à écrire, (C.F.I.)

Pour cela, nous créons un spectacle original qui puisse servir de support au travail d’acquisition de la lecture et de l’écriture. En plus de cette création, à mi-parcours de la formation, nous organisons une tournée. C’était en août 89.

 

Nous avions beaucoup chanté ! Et même écrit une chanson de fond pour ce spectacle : «L’étranger».

 

« D’où nous arrivait-il

Avec sa gueule d’étranger

De quel pays trop sec

De désert et de guerre..

D’où nous arrivait-il

Belle gueule d’étain

De quel pays sans âme ?..

 

Et quel était ce jour ?

Et comment le maudire ?

L’hiver était alors

D’un bleu qui tranchait l’ombre

Déjà comme un printemps …..

 

Je crois me rappeler

Qu’il y avait du vent

Quand il passa le pont….

 

Jeunes en difficultés, chômeurs, délinquants, illettrés… de galère en survivances, d’enfances inavouables en horizons bouchés, en échec de partout, corps et âmes entre déchirures et arrachements, à force de se trimballer cette gueule de travers ou ce corps de trop bronzé, il fallait s’en aller. Comme une dernière chance. Amarres larguées pour largués…

 

Une fois, nos amusements désolés quand, d’un voyage en voiture, nous avons découvert que l’illettrisme, ce n’est pas seulement avoir dé-su lire-écrire les mots:

            — Alors ici on est où ? C’est l’Ariège ou la campagne ?

            — C’est la montagne en Ariège.

            — Mais alors, c’est l’Ariège ou la montagne ?...

            Quand de toute son enfance, on n’est pas sorti du foyer d’accueil, à Toulouse Ville, que certains ne connaissent pas le nom de leur père, qu’aucun ne sait le nom de ses quatre grands-parents…

 

D’ailleurs pour la plupart qui n’avaient jamais pris le train, jamais campé de leur vie, jamais vécu en groupe, l’Ariège, à deux cents kilomètres de Toulouse, c’était la grande aventure.

 

Comment trouver sa place ? Elle est loin d’être donnée d’avance. Mais «Si tu cherches…»  ce sera le nom de leur spectacle. Dans une galère sans nom pour monter leur tente, ils se sont acharnés et ça a fini par marcher. Normal qu’à la dernière minute, quand il a fallu présenter le spectacle et trouver sur le champ un nom pour la troupe leur choix unanime fut: «Jeunes sans frontières». L’identité du groupe s’est découverte le jour de la première, comme une filiation re-trouvée.

 

Découvrir les frontières et l’association «Jeunes sans frontières». Justement, est-ce moi qui la véhicule si fort qu’ils l’entendent à chacun de nos voyages, cette question dé-routante, dé-bordante ?

 

Immigrés comme eux, exilés de nos racines comme de nos devenirs, où trouver notre place? Sans patrie, sans attaches, sans références, sans bornes, mais sans limites et sans interdits aussi…?

Alors, tout est possible? J’ai le droit!

Et si je ne l’ai pas, je le prends !

 

Alors très vite, besoin d’un cadre à se construire, sinon c’est la folie. Et c’est Farida qui peut se permettre de lâcher le spectacle à deux minutes du début, s’octroyant du même coup un pouvoir infini. Et les shoots en plein stage, l’alcool juste avant de jouer et le vol des copains. Et ce quelque chose qui n’a pas dû passer, qui  ne s’est pas résolu, comme « l’interdit de l’inceste », ou le « tu ne tueras point ».

 

Des bases branlantes pour une éthique effilochée… Et puis pour certains, cette perte de repères qui va jusqu’à l’insupportable, visites de grottes préhistoriques, ils ne savaient même pas que ça pouvait exister.

Et là, émerveillement, découverte… Et puis ces questions :

            — « Mais où sont les bistrots ? »

            — «  C’est quoi ce pays ? ».

Et puis ces envies et ces affirmations de soi :

            — «  Je préfère rester à la buvette. »

            — « J’aime pas la campagne. »

 

C’est le voyage dans le miroir … l’image de soi…

 

Cela peut paraître banal, mais la problématique centrale de ces bandes de jeunes était  la question de leur identité : Identité sexuelle, parentale, nominale : qui suis-je? Ou plutôt : Qui ai-je la place d’être, dans ma peau, dans mon look? C’est quand la costumière a commencé à intervenir dans le stage, qu’ils ont déchaîné les plus odieuses insultes, réaction de rejet effarante quand on a voulu toucher à l’enveloppe, ce qui vous cache découvre, voile dévoile…

 

Alors le voyage, c’est peut-être découvrir des lieux, des choses matérielles inconnues, mais c’est surtout un voyage intérieur vers sa propre identité, et, au-delà, des liens qu’on tisse avec l’autre, dans et hors du groupe.

 

Le voyage est un miroir…

 

C’est comme quand tu vas boire à la rivière, tu bois, mais tu te vois. Tu vois ton reflet dans l’eau et pourtant tu n’étais venu que pour boire. Chaque spectacle est un miroir…

 

D’ailleurs, en tournée, la première des choses que nous avons faites, ce fût d’acheter un miroir pour chacun. Pour se maquiller certes, mais les maquillages, miroirs dans le miroir, reflétaient l’évolution des jeunes. Les maquillages ont beaucoup bougé du soir de la première à la fin de la tournée.

 

 …Les « scènes » hors la scène…

 

Christian : Putain y’a plus de noir pour les yeux, vous faites chier ! Vous avez tout pris ! Merde ! J’arrive pas à passer le blanc ! Jean Pierre, tu m’aides?...Non, pas comme ça !  C’est pas ça que je veux !

Jean Pierre : Dépêche toi Christian, on commence dans dix minutes ! T’as pas encore ton costume ?! On n’attend que toi ! 

Christian : Maquillé comme ça. Moi, je joue pas ! 

Jean Pierre : C’est très bien comme ça, allez viens ! 

Christian : Non j’te dis, comme ça je joue pas !

Michel intervient : Si tu veux pas jouer, on se débrouillera sans toi. Personne n’est irremplaçable.…et Christian a joué.

 

Le lendemain.

Christian : J’ai besoin que quelqu’un m’aide à me préparer, je sais que ça fait gamin, mais, pour le moment, j’en ai besoin. Hier  j’ai fait ma crise. Il faut bien que vous m’aidiez à ce que j’accepte de me débrouiller tout seul. 

C’est difficile le maquillage. On est seul avec son double, les yeux dans les yeux, à chercher, allez savoir, quelle ressemblance.

 

Le miroir, c’est l’écran, et pas de Rambo providentiel qui surgirait de  l’autre côté, pas de héros à fantasmer. Et toutes ces cicatrices à cacher, ces blessures qui me renvoient cruellement à mon histoire. Mon histoire que je cherche à fuir depuis si longtemps. J’ai besoin d’une autre main, une main plus sûre qui m’aide à gommer tout ça.

 

Plus tard Christian se fera aider par quelqu’un d’étranger à l’aventure, et il jurera qu’il se maquillera tout seul la prochaine fois. La chirurgie du crayon et de la poudre de riz...

 

...Un voyage initiatique vers une re...mise au monde.

 

L’évolution du maquillage, c’est l’évolution du rapport aux autres, de l’image que je projette pour ou contre les autres. Ce fût très fort qu’ils finirent par accepter de toucher à leur image, de la transformer, de la déformer. Surtout si on se souvient qu’au début certains étaient dans le refus comme Rachid qui refusait tout costume, tout maquillage. Même le «kimono-blanc-tenue-de-travail-pour-tous». Page blanche sur laquelle ils allaient écrire tous leurs possibles.

 

Mourad s’était enfermé dans sa propre image. Impossible pour lui d’imaginer qu’il pourrait être quelqu’un d’autre, ne serait-ce que l’espace d’un jeu. D’autres, trop prompts à toujours changer de registre, ne parvenaient pas à arrêter un choix. Tous ont fini par trouver une place, une peau, comme un terrain d’entente avec eux-mêmes.

 

...Partir c’est nourrir un peu…

 

Et cette place à se faire dans la communauté des autres, quand on débarquait pour offrir le spectacle, dans les colos ou dans les villages-vacances : on était là, mais parfois il y avait un os lorsque nous donnions le spectacle en échange d’un accueil ; je me rappelle, la première soirée où des hôtes bien-pensants, contraints de nous nourrir, nous firent l’insulte de dresser nos tables en dehors de l’enceinte de la fête et nous servirent de la saucisse de porc quand tous les autres résidents du camp avaient les côtelettes d’agneau qui nous passaient sous le nez.

 

Nous les animateurs, accompagnatrices, éducateurs, metteurs en scène, papas et maman de tous, nous étions peut-être les seuls à mal le vivre. D’ailleurs, pour eux, ce n’était qu’une répétition, une habitude, une malédiction, une « maudissure » depuis toujours fatalisée. Tant pis, on mangera des tomates et du pain ce soir. Comme ils ont été nobles, ce soir-là, de donner le meilleur d’eux-mêmes dans le spectacle, eux qui avaient si peu reçu.

 

Voyager c’est reposer la question essentielle, celle de la survie. On se confronte à des réalités élémentaires. On arrive en camping sans lampe de poche, sans affaires pour la pluie, sans même un sac de couchage. C’est comme cela qu’au début, beaucoup d’entre eux se sont laissés porter et nourrir par le groupe. Une consommation boulimique de maquillage, du matériel collectif qui disparaissait…

Qui vole-t-on là ? Suis-je à ce point mon propre étranger ?

 

…Voyage dans l’urgence… à la découverte des enjeux…

 

Parfois, on a le sentiment qu’il faut les surveiller comme le lait sur le feu et pourtant, quand le plus grave arrive, ils assurent comme jamais. Installation du matériel. Le lecteur laser ne marche pas… Panique. Pour nous. Eux, ne semblent pas concernés par le problème. Ils se promènent tranquilles, balancent des pétards dans la rue, déclenchent une sonnerie d’incendie, tout pour se faire remarquer. Nous, les adultes, on se consacre à la réparation du matériel. Enfin on y parvient. En plein spectacle, un orage. Tout saute. La technique ne se remet en marche que lorsque les éclairs se calment un peu. Les éclairages et la musique sautent régulièrement. Qu’importe, ils font très bien.

                                                                        

Le comité des fêtes qui nous recevait, ne retiendra de leur passage que des images de désordre. On nous priera en partant de ne plus jamais les solliciter. Les pétards et les sirènes qu’ils ont déclanchés compteront plus que l’orage apprivoisé, le contrat tenu et le spectacle joué envers et contre tout.

 

Et lorsque Alphonse nous quitte, suite au décès d’un proche parent, et qu’Alain, un formateur, le remplace, tant bien que mal, qui ne dira pas tout à fait le même texte, qui ne se placera pas sur scène à l’endroit ou il faut ; si certains s’en trouvent désarçonnés, et on le serait à moins, d’autres se donnent le plaisir d’improviser avec une incroyable justesse.

Bien dans son personnage, et, sans se décaler d’un pouce, Jalil en profite même pour utiliser l’anomalie et laisser voir un espace de lui encore plus vrai qu’avant. Instants magiques où, d’un apparent désordre, peut naître le plus merveilleux d’une vie.

...Le spectacle comme monnaie d’échange...

 

Et qu’est-ce que je suis ? Et qu’est-ce que j’ai ? Moi qui ne possède rien ?

 

A peine le pouce à lever pour faire le voyage et pas même un ticket de bus en poche. Et puis, me retrouver à quelques vingt kilomètres de chez moi, devant un public qui me nourrit, devant des yeux fascinés qui répondent à mes jeux. Et après le spectacle, ces enfants dans mes bras, ces hommes qui me parlent, à moi qui sait à peine… Et plus tard, le repas offert, le moteur du bus qui ronronne, autant de cadeaux que je ne comprends pas… Mais si, j’ai donné un spectacle… votre cœur en échange… Et dans le regard des gens qui me questionnent, je sais quel voyage on vient de faire ensemble….

 

Quel voyage on vient de faire les uns dans les autres… Les petits viennent tremper leurs doigts dans les pots encore ouverts de nos maquillages, moi, encore plein de traces, j’emporte sur mes joues un peu de mon personnage, et, sortant de la salle, je sais que nous entrons dans cette nuit qui ouvre sur d’autres rencontres.

 

Le voyage continue.

 Le voyage prolonge le voyage.

 Le rêve élargit le rêve.

 

Et le retour : vers quels départs ? En septembre nous avons remisé les paillettes et repris le travail sérieux. A l’escale, premier bilan:

 

Lydia fait vingt-huit fautes de moins qu’avant de partir en tournée. Pourtant nous n’avons pas travaillé l’orthographe pendant cette période.

 

Yamina, vingt-quatre ans, et Driss, dix-neuf ans tous deux fuyant un avenir tracé par les parents, quittent leur foyer respectif, coupent le cordon et prennent leur envol, ensemble.

 

Christian a décidé de passer un BAFA pour être animateur auprès des jeunes enfants. Ahmed qui s’est occupé des éclairages tout au long de la tournée, s’est trouvé  un projet professionnel : il sera électricien.

 

Jalil  et Abderaman veulent, à tout prix, devenir comédiens.

Ahmed, l’autre Ahmed, celui qu’on nomme « le grand » pour le différencier de son homonyme, a décidé de consacrer toutes ses économies à l’achat d’un matériel complet de camping.

 

Des couples se sont formés. Nous sommes invités aux mariages. Tous semblent être concernés par leur avenir. Tous ont trouvé à faire un stage pratique dans une entreprise de leur choix. L’un comme monteur sportif, l’autre comme fleuriste, cuisinier ou conducteur de poids lourds.

Li qui s’occupait des maquillages, va faire un stage dans une école d’esthétique.

Kera nous a quittés. Elle a trouvé du travail comme agent de collectivité. Elle qui n’a jamais vécu que d’assistanat, n’est pas peu fière d’avoir désormais un « salaire bien à elle ».

 

Le spectacle est en sommeil, nous le reprendrons plus tard.. Peut-être…

Ils l’aiment beaucoup… Ils en parlent souvent. Ils décident ce qu’il faudra améliorer, transformer, ajouter. Le spectacle est à eux désormais, mais il n’est plus une priorité. Après avoir tant ramé, leur investissement, leur régularité nous étonnent, nous, dont la vie a été empoisonnée durant six mois par le fait d’avoir sans cesse à rappeler le cadre, le règlement du stage. Bien des choses ont changé. Certaines transformations ne sont pas toujours faciles à vivre.

Hamid, autrefois leader du groupe, a perdu sa place, d’autres ont pris le relais. Il parle de quitter le stage.

Abderaman, en quittant ses parents découvre de nouveaux problèmes : comment payer un appartement lorsqu’on gagne à peine de quoi se nourrir… Et trouver un boulot, sans formation, c’est galère.

Yamina, partie elle aussi de chez elle, sait que son père la fait rechercher. Il veut la tuer. Elle a très peur. Et elle sait de quoi elle parle ! Il va peut-être falloir, momentanément, partir ailleurs, se mettre à l’abri dans une autre ville.

Akim, déchiré entre l’émergence de ses nouveaux projets professionnels et l’impossibilité de rentrer en conflit avec ses parents, qui souffre, qui souffre beaucoup. Jusqu’à se rendre insupportable. Voir ce que nous allons décider pour lui, s’il reste ou non dans le stage, comment l’aider. Aura-t-il la force de suivre son propre chemin ou la voie que ses parents lui ont pré-destinée, décidé de «faire la nique» au fatalisme?

Et leurs rêves à eux? Est-ce si fou que ça de prétendre à une place, quelque part où poser ses bagages ?

 

Et puis un autre groupe, un autre voyage...

 

C’était en mille neuf cents et quelques... Mais tous les voyages ne se ressemblent-ils pas? Une expérience de théâtre, de jeunes, de réinsertion, de bonheur et de place... enfin, un truc pour vivre. Le spectacle c’est l’histoire d’un village, traumatisé par un vol encore commis par, croyait-on, un étranger, forcément, et qui avait, pour se protéger, fait sauter l’unique pont qui le reliait au monde. Ce village, qui s’était refermé sur sa peur, avait fini par apprendre, par la force des choses, à vivre en vraie communauté. Les habitants, prêts à mourir, victimes de leur propre terreur, comprenaient enfin que le pont n’avait sauté que dans leurs têtes. Délivrés de la prison de leurs habitudes, les villageois partaient, guidés par l’étrange étranger. Tous, bien décidés à partir pour un très long voyage. Certains de rencontrer le « Cheval Bleu » de tous leurs rêves d’enfant.

….amarres larguées, pour jeunes  largués ?...

 

« Nous aurons du pain doré comme les filles sous le soleil d’or.

 Nous aurons du vin, de celui qui pétille même quand il dort.

Et notre âge alors, sera l’âge d’or » chantait  Léo Ferré.

 

Voilà ce qu’ils chantaient à la fin du spectacle ? Et si ce rêve inaccessible, venu du lointain de l’enfance, n’était simplement que le « devenir adulte » ?  Ce voyage là sera le début d’une longue itinérance. Une façon d’accompagner la galère et ses fans, les « desperados », les jeunes et leur souffrance. De sortir avec nos enfants. De partir ensemble aller se faire pendre ou se faire voir, d’accord, mais différents. Ailleurs où il ne fait pas forcement meilleur, mais où ce sera peut-être la chance de se trouver beaux et confortables parce qu’il n’y a rien ni personne à qui se comparer.

 

Loin des miroirs cassés, des habitudes tellement compactes, des brisures et du silence. Là où l’on voit la mer qui chante, en vrai, et pas seulement dans les coquillages des vacances des autres. Là où l’on goûte à tout, parce qu’on ne nous a pas dit d’avance quel goût ça doit avoir. Là où l’on peut aimer. Peut-être.

 «  Il me tarde de rentrer chez-moi ».

Pour les autres, toute sorte de projets : « A mon arrivée, je vais faire ça et ça. ».

 

En suivant les autres, j’ai connu presque autant de voyages que de  voyageurs: le voyage d’Ulysse, celui qui est revenu plein d’usages et avec une raison : vivre parmi les siens, le reste de ses aventures. Celui de  Mohamed le Candide qui a fini jardinier, à retourner son jardin comme son âme. J’ai suivi le voyage immobile de Françoise notre Pénélope, elle qui n’a jamais voulu regarder le monde que de l’intérieur, bien confortable, assise au premier rang, juste derrière le chauffeur et qui attend.

 

Quoi ? On ne le saura jamais, sauf que l’on ressent la paix intérieure qui lui donne un sourire de Joconde. Christian Crusoë, l’Unique, toujours seul, même au milieu de la foule, Brassens Georges et son arbre, qui n’est jamais aussi bien que chez lui.

Les voyages, c’est comme à la télé, une suite d’épisodes qui ne sont à la fois, ni tout à fait les mêmes, ni tout à fait autres... Ou comme au cinéma  j’ai vu jouer « Le vieil homme et la mer », « Le tour du monde en quatre-vingt jours », « Le retour du Jehdi », le beau « Fanfan la tulipe » et tous  les aventuriers de l’arche perdue.

 

 

C’est d’aller au loin qu’ils ont trouvé, pour les uns des racines, une famille…             

« Caminante no hay camino

Es tu camino el andar..”

 

Marcheur. Le chemin n’existe pas.

Le chemin, c’est ton pas

 

                                                                       "Marie Josée Eréséo"  et "Jean Pierre Besnard "

 

 

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